Vous le savez certainement déjà : tout le monde n’est pas égal dans ce qui est de parcourir et trouver facilement des informations sur le net.

Que ce soit une personne malentendante, malvoyante, qui ont des difficultés de lecture, d’attention ou de mouvement, il est parfois très compliqué de profiter des contenus disponibles sur internet.

Les contenus vidéos n’échappent pas à cette règle : des problèmes de contraste, de lisibilité, de compréhension peuvent réduire l’engagement de certains spectateurs.

Pour tout dire, cela a un coût autant pour eux que pour vous puisque vous limitez considérablement votre audience (En France, rien que 15% de la population est concernée).

Chez Checksub, on s’est donné pour mission de rendre la création vidéo accessible au plus de monde possible. On vous donne ici le meilleur des bonnes pratiques pour réussir à cela. Soyons attentif ! 🙂

Accessibilité numérique : pour qui ?

Pour ce qui est des handicaps et des difficultés d’accès au web, les cas sont très variés et tout à chacun rencontre des problèmes bien spécifiques. Voici une description plus ou moins exhaustifs des troubles perceptifs, physiques ou psychologiques qui empêchent la bonne compréhension de vos contenus vidéos :

  • Déficiences visuelles. Outre d’être dans une cécité absolue, beaucoup de personnes pares rencontrent des difficultés à percevoir les signaux visuels. Cela va de la difficulté à percevoir de couleurs, des contrastes, du champ de vision ou de netteté. Elles ont généralement besoin de description audio ou de meilleures indications visuelles
  • Déficiences auditives. Que ce soit une surdité légère ou profonde, ces personnes ont besoin de descriptions textuelles ou d’une meilleure optimisation audio.
  • Déficiences de mouvement. Certains individus ont des incapacités à utiliser leur main. Ils ont besoin qu’on adapte la lecture vidéo avec une commande vocale ou par des moyens différents.
  • Problèmes de lecture et de compréhension. Certaines personnes ne peuvent pas saisir plusieurs types d’informations à la fois ou prennent plus de temps à les saisir. Ils peuvent aussi avoir des difficultés de lecture (dyslexie). Ils ont besoin d’une transcription écrite ou d’une description audio.
  • Troubles de l’attention, de mémoire, du comportement. Ils peuvent avoir besoin d’une transcription ou de signaux visuels forts pour rester concentrer.

Comme vous le voyait, les situations rencontrées sont très différentes. Cela nécessite donc aussi des manières différentes de résoudre ces problèmes.

Quels sont les moyens d’augmenter l’accessibilité de sa vidéo ?

Pour essayer d’améliorer au mieux l’expérience de toutes ces personnes, il y a heureusement de nombreux moyens techniques disponibles pour transmettre le message de vos vidéos plus facilement.

Améliorer le contenu et la forme de sa vidéo

Cela commence par une vidéo qui a un design facile d’utilisation et de perception. Voici quelques recommandations qui s’appuient sur la W3C WAI (web accessibility initiative) :

  • Disposer d’interlocuteurs qui ont un body langage expressif en cohérence avec leur propos. 
  • Disposer de dialogues qui décrivent de manière plus exhaustive et clair les situations et les environnements de la scène.
  • Mettre en évidence le visage et les lèvres des interlocuteurs pour ceux qui lisent avec ces signaux.
  • Augmenter le contraste de votre vidéo. Faites ressortir le premier plan par rapport au deuxième plan, les informations et indications essentielles par rapport aux informations secondaires. 
  • Augmenter le contraste de votre audio. Augmenter le volume des personnes qui ont la parole par rapport aux bruits de l’arrière-plan.
  • Implanter votre vidéo dans un lecteur vidéo accessible qui supporte un usage sans la souris ou par commande vocale

Ajouter des sous-titres et des indications textuelles

Un autre moyen, très connu et indispensable, est d’ajouter des indications textuelles qui décrivent les paroles et parfois sons de la vidéo. Il y a beaucoup de choses à optimiser pour faire des sous-titres lisibles et compréhensibles. En tant qu’entreprise de sous-titrage professionnel, voici les conseils qu’on peut vous donner :

  • Pour améliorer leur lisibilité, découper vos sous-titres par phrases ou de manière logique. Ne pas dépasser  40 caractères par ligne. Assembler vos séquences en deux lignes de longueur équivalente et qui se superposent de façon pyramidale.
  • Faire en sorte de synchroniser la parole des interlocuteurs avec l’apparition des sous-titres. Essayer d’afficher du texte à chaque fois que les lèvres d’un interlocuteur bougent (pour ceux qui lisent par ce moyen).
  • En termes de design, faire ressortir vos sous-titres avec une couleur noire sur un fond noir transparent, ou l’inverse. Éviter les couleurs fortes (jaunes, rouge, orange…).
  • Omettre des mots lorsque les personnes parlent très vite sans que cela n’enlève rien au sens de la phrase. Enlever les onomatopées et les redondances inutiles, à part ceux qui résonnent le mieux (hé bien, ah, oh,…)
  • Utiliser une police de caractère sans serif et maintenir une taille relativement grande sans trop cacher la vidéo.
  • Faire attention au contexte et à la situation pour certains mots ambiguë. 
  • Utiliser un générateur automatique de sous-titre pour faciliter grandement le travail. Checksub peut vous aider pour cela !

Fournir une transcription écrite

Certaines personnes ne peuvent tout simplement pas comprendre la vidéo au rythme de sa lecture, ou ont besoin d’informations synthétiques pour mieux comprendre et retenir les parties de la vidéo. Transcrire la vidéo en texte est alors essentiel. Là aussi il y a un certain nombre de conseils à suivre pour créer un fichier propre et lisible :

  • Transcrire par soi-même est en soi un métier. Vous pouvez le faire par vous-même mais cela va demander beaucoup de temps. Vous pouvez vous servir d’outils pour mieux vous concentrer sur l’écouter et l’écriture (un casque, un logiciel ou une pédale de transcription).
  • En l’absence de professionnel, se servir d’une technologie de reconnaissance vocale pour avoir une bonne base de travail.
  • Prenez soin de transcrire autant les paroles que les sons utiles à la compréhension
  • Structurer votre fichier de manière claire et logique. Ajouter des annotions pour décrire les noms des interlocuteurs (Eric : ), les situations (******), pour séparer les thèmes de discussion (_______) et évoquer des sons [applaudissement]. 

Vidéo accessible : autres optimisations possibles

On finit ce guide, en évoquant d’autres moyens moins connus mais tout aussi utiles pour rendre vos contenus plus accessibles :

  • Des descriptions audio et des voix-off pour décrire la situation des scène et leur narration.
  • Des traducteurs en langage des signes qui apparaissent à côté de votre vidéo. Certaines personnes sont nées avec ce langage.
  • Pour les vidéos en direct, des transcriptions et un sous-titrage générés en direct.
  • Des transcriptions sous forme de braille 
  • Des sous-titrage en plusieurs langues dont l’anglais pour s’assurer de l’universalité des propos tenus

Voilà, on espère qu’on a décrit toutes les situations de manière exhaustive.

Si vous voulez gagner du temps sur votre sous-titrage, notre générateur automatique de sous-titre précis et facile à utiliser peut vous être utile. Vous pouvez le tester ici.

À vous de rendre vos vidéos accessibles à absolument tout le monde !

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