Vous le savez sans doute déjà, l’ajout de sous-titre est décisif pour l’accessibilité de vos contenus vidéo. 

S’il est bien réalisé, le sous-titrage vous garantit rien de moins que 7% d’audience et 12% de temps de visionnage en plus. Avec beaucoup de volume, c’est un gain énorme !

Pourtant, le travail de sous-titrage est plus compliqué qu’il n’y paraît. Transcrire, synchroniser et traduire de nombreuses séquences audio est par exemple assez difficile, et doit respecter des normes bien précises (c’est pour cela que c’est un métier).

Chez Checksub, ça fait 4 ans qu’on a étudié au plus près le processus de sous-titrage des créateurs de vidéo. Que vous faites le travail par vous-même ou à travers un logiciel automatique, on vous partage ici ce qu’on en a retenu d’essentiel en termes de “bonne pratique” 🙂

Comment retranscrire correctement votre vidéo ?

Pour commencer, la question qui revient le plus souvent est celle de la transcription, de l’audio à l’écrit. Outre de demander une bonne écoute et compréhension orale, transcrire une vidéo exige une méthode précise qu’on va vous détailler étape par étape.

Bien organiser un fichier de sous-titre

Si on n’utilise pas de solution de sous-titrage automatique, le travail de sous-titrage passe d’abord par la création d’un fichier de sous-titre (SRT, WebVTT) qui respecte certaines bases de formattage. 

Vous les connaissez certainement déjà, mais un rappel peut toujours s’imposer. Je vous montre ici les codes temporels et textuels du format SRT à respecter pour être lisible par à peu près toutes les types de plateforme vidéo :

Ce qu’il faut retenir de cette structure en général, c’est l’importance de choisir les bonnes séquences temporelles et de les synchroniser correctement avec la vidéo. Cela implique de suivre quelques règles.

Les bonnes règles de la transcription

Il existe de nombreuses recommandations données par des institutions officielles comme la BBC ou la Channel 4 concernant la transcription mot par mot. En ajoutant les apports de notre propre expérience, on vous offre ici un condensé:

  • Lors d’une transcription manuelle, se munir d’outils comme des raccourcis clavier ou un casque pour se focaliser sur l’audio.
  • Ne pas dépasser plus de 70 caractères à la fois, en divisant la phrase en deux partie relativement égale comme une pyramide. Cela correspond en gros à 40 caractères par ligne (CPL) pour la ligne supérieure et un peu moins pour la ligne inférieure. 
  • Garder toujours une moyenne de 15 à 20 caractères par seconde (CPS). Vous pouvez le calculer par vous-même ou vous servir des indications de votre logiciel.
  • Une séquence ne devrait durer qu’entre 1 et 8 secondes. 1 seconde est le minimum pour que le cerveau lise le message. 8 secondes est largement suffisant pour le comprendre.
  • Commencer toutes les séquences par une majuscule et couper de manière logique (phrase complète, proposition grammaticale…).
  • Faire attention à la ponctuation et notamment à l’orthographe des mots. 
  • Certains mots peuvent être inaudibles ou incompréhensibles à l’écoute. Il est important de se servir du contexte lors de la lecture. On peut parfois avoir affaire à des homophones (même phonétique).
  • Si des parties du mots sont censurées ou omises, mettre des …. ou *** (comme put***)
  • Les indications métatextuelles se font avec des symboles : – changement de personnage lors d’un dialogue, [] voix-off, commentaire et bruits, ♫musique, () indications supplémentaires. Ne pas abuser de ces symboles.
  • Il est préférable d’éviter d’afficher un sous-titre lors d’un changement de plan ou d’une action importante.

Bien optimiser la synchronisation 

Savoir synchroniser chaque séquence de mot avec les paroles des interlocuteurs est peut-être la plus grande difficulté. En nous inspirant des process des sous-titreurs professionnels, voici une méthode pour la réaliser efficacement :

  • Il est plus efficace de diviser d’abord votre transcription selon les phrases, pour ensuite découper ces phrases une à une selon les séquences. 
  • Essayez de définir vos séquences exactement au moment où le locuteur commence à parler. Si les locuteurs parlent vite, vous pouvez essayer d’enlever quelques mots mais pas les mots du début ou de la fin.
  • Toujours afficher des caractères lorsque les lèvres des interlocuteurs bougent (important pour ceux qui lisent avec les lèvres) 
  • Pensez à bien synchroniser le texte avec le rythme de paroles de chaque participant. Dans le cas d’un dialogue vraiment confus entre plusieurs personnes, il est possible de sélectionner la parole de certaines personnes par rapport à d’autres. L’important est de garder une continuité qui a du sens.
  • Faire en sorte d’afficher un sous-titre au début d’une scène et de le retirer à la fin de la scène
  • Refaites plusieurs lectures par vous-même pour vérifier la fluidité de vos sous-titres

Traduction sous-titre : précautions à prendre

Bien que souvent reléguée à des traductions automatiques ou à des professionnels, la traduction de sous-titre est aussi un art qui demande beaucoup de rigueur. Voici ce qu’il faut retenir pour réaliser une traduction dans tout type de langues et pour tout type de nationalités:

  • N’essayez pas de traduire littéralement une phrase, essayez plutôt de trouver des tournures différentes plus compréhensibles aux locuteurs.
  • Il y a des langues comme le japonais qui ont tendance à prendre plus de place que d’autres langues. Essayez d’adapter leur formulation en créant des traductions parfois plus brèves et efficaces.
  • Prendre en compte les différences entre les nationalités de même langue (par exemple l’anglais us et anglais) . 
  • Penser au registre et au contexte pour comprendre des passages compliqués
  • Pour ce qui est des jeux de mots et des références culturelles, il faut parfois faire preuve de créativité!
  • Inspirez vous des sous-titres de film qui sont souvent travaillés par des experts.

Comment bien paramétrer vos sous-titres ?

Souvent négligés, le positionnement, la taille, la couleur, la police de caractère et la disposition ne sont pas des détails inutiles. Au contraire, ils définissent en grande partie la lisibilité et la clarté de votre sous-titrage. Pour choisir les bons paramètres, voici quelques conseils importants: 

  • Les sous-titres sont en général positionnés au centre et en bas. Mais parfois ils peuvent gêner la visibilité de certaines informations et doivent être déplacés.
  • Évitez d’utiliser des couleurs fortes comme le rouge ou le jaune.
  • La taille des sous-titres doit être optimisée par rapport à la taille des différents types d’écran (en moyenne 2% de l’écran pour les ordinateurs fixes et portables). 
  • La composition de sous-titre la plus lisible se définit par des caractères colorées en blanc et un fond noir transparent qui s’adapte à tous les décors
  • Si vous ne cherchez pas forcément une police de caractère différenciante, nous vous conseillerons des classiques sans serif comme Roboto, Tiresias, Times New Roman. Si vous voulez un peu plus d’originalité, voici un petit guide des meilleurs sous-titres à consulter.

Que choisir entre des sous-titres incrustés ou non ?

Lorsque vous avez enfin réalisé votre fichier de sous-titre, vient la question de savoir sous quelle forme vous voulez le rendre disponible. De nombreuses plateformes vous donnent l’opportunité d’ajouter après coup, en sous-titre fermé (CC), votre fichier de sous-titrage. Mais il y a également la possibilité d’encoder dans votre vidéo des sous-titres avec des paramètres précis. Tout cela dépend de votre objectif : 

  • Des sous-titres encodés vous permettent de personnaliser de A à Z vos sous-titres, de les rendre immédiatement disponibles avec votre audience, et d’éviter les problèmes inhérents à l’affichage automatique. C’est une option sûre et efficace pour augmenter l’accessibilité de votre contenu
  • Des sous-titres non-encodés est une option utile présente sur de nombreux réseaux sociaux (Youtube, Facebook…) . Cela vous fait gagner du temps et permet à votre audience de contrôler et personnaliser leur affichage. Mais les paramètres plus poussés comme la police de caractère sont alors laissés de côté. On vous conseille ce procédé si vous voulez laisser plus de marge de manoeuvre à votre audience

Bien sous-titrer : gagner du temps avec des solutions automatiques

Comme vous le voyez le sous-titrage demande un travail complexe et approfondi. Rien d’étonnant à ce que beaucoup d’entreprises délèguent ce processus à des agences et des professionnels attitrés et expérimentés. 

Cependant, depuis quelques années, ont émergé sur le marché des logiciels de sous-titrage automatique vraiment intéressants. Avec des technologies comme une reconnaissance vocale et un moteur de traduction renforcés, un éditeur ergonomique de sous-titre, des outils collaboratifs, elles vous font gagner un temps énorme sur votre production vidéo. Leur fonctionnalités uniques vous garantissent un résultat supérieur à des solutions par défaut comme celle de Youtube. 

Il y a de nombreuses offres disponibles sur le marché. Pour ne citer qu’eux, Authôt.com, Happyscribe.com,…. Ici on va vous présenter la valeur ajoutée de notre solution destinée aux créateurs de vidéo.

Checksub.com

Checksub logo

Cela fait 4 ans que l’on travaille sur une solution de sous-titrage automatique qui met d’accord les créateurs de vidéo. Au fil du temps, on a créé un outil qui leur fait gagner du temps dans tous les aspects de leur travail : 

  • Une API avancée de reconnaissance vocale et de traduction automatique pour analyser votre vidéo, incluant 128 langues différentes à votre disposition.
  • Un éditeur de sous-titres en ligne puissant et facile à utiliser
  • Une plate-forme de collaboration pour travailler avec des traducteurs, des clients et d’autres partenaires

La démarche est simple : 

  • Uploadez votre vidéo
  • Indiquez la langue originale et celles que vous voulez éventuellement obtenir parmi les 128 langues
  • Vérifiez le résultat et faites des modifications individuelles ou avec votre équipe
  • Exportez le fichier de transcript écrit et faites en ce que vous voulez. Ou encoder les sous-titres dans votre vidéo

A vous de choisir ce qui vous aidera le plus dans votre sous-titrage. Et surtout, bon courage !

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